18.11.2009

tailler la route.

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Tailler la route ! Exit le reste. Contempler la houle qui se forme doucement… Laisser monter l’envie de se mettre à l’eau.

Au large un cargo croise en face de la Rochelle… Deux longbordeurs glissent doucement sur les longues lignes qui rentrent tranquillement.


Les vagues se creusent, il est temps. Mon pote Yo est de retour, les gauches se succèdent,  la nuit arrive, trop vite.

 

 

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aquarelle et encre de chine, format 17x34 cm

 

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Session du 6 novembre 2009

 


04.11.2009

Côte Sau

 

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Tour d’horizon en photos et aquarelle d’une petite virée près du phare de la Coubre avec mon pote Yanoch.
Plus tard, à quelques centaines de mètres au nord, des vagues, du bon surf. Génial.

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aquarelle,crayon et encre de chine. format 29cmx34cm ...(pas vraiment standard).


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03.09.2009

Bergerie

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C'est une petite bergerie abandonnée le long de la route bosselée qui mène à Marennes (depuis Rochefort). Tu la laisses sur ta droite, dans les marais.
Le matin, le soir, quelque soit l'heure, je la gratifie d'un petit coup d'œil.  Si je pouvais lui parler, je lui dirais que je ne l'oublie pas, mais ce serait complètement idiot. Alors je lui ai fait sa petite aquarelle vite fait. Je la revisiterai de manière plus approfondie. Elle le mérite.
Mais toi qui passes sur la route, est-ce que tu la vois ?

Bergerie à l’aube. Aquarelle et encre de chine format 15x30 cm.

03.08.2009

Surf art

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Pub en retard, mais pub quand même. Le lien pour comtempler quelques oeuvres de l'artiste.


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09.02.2009

Logements sociaux

Nos cigognes sont de retour. Je les ai vues hier en allant surfer. Je ne me souvenais pas les avoir vu si tôt les années précédentes. Peu importe, elles sont de retour. Pas besoin d’être un expert pour les observer, tellement elles sont chez elles dans nos marais. Il faut dire que tout est fait pour les accueillir. Il y a les pieux spéciaux surmontés d’une plate-forme, les grands arbres et quelques bâtisses . Que de structures plus ou moins dédiées à nos cigognes sacrées.

Oui mais voilà, de la place, visiblement il en manque. Alors nos Africaines emménagent également dans des logements sociaux, à savoir : Les pylônes de lignes à hautes tension de la route de Marennes.

A chaque session je jette un coup d’œil sur les nids « high voltage » . J’attend tranquillement qu’un ou deux petits apparaissent. Le temps passant je les vois grandir. Tôt le matin, j’aperçois les 3 ou 4 silhouettes blotties dans chaque nid.

Et puis vient le temps de l’envol. J’imagine les parents motivants leurs petits : - « Allé! va-y fiston, tu déploies les ailes et tu sautes !…De toute façon si tu te loupes tu pourras recommencer… Euh ! Non oublie-ça… »

Un petit lien pour découvrir les mœurs de nos hôtes : http://www.oiseaux.net/oiseaux/cigogne.blanche.html

Évidemment, tout le monde sait que les cigognes se nourrissent de Mac Delux et boivent du coca-cola. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles se positionnent sur la route de Marennes. C’est pratique, en 2 battements d’ailes elles arrivent au Mac drive. Tout le monde le sait, et je m’y connais.

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Aquarelle format 21x29.7

29.01.2009

Mer dure

Ce jour là, la mer est dure. Le ciel est bas, l'eau semble noire. Les reflets changeants ne sont pas accueillants, ils sont métalliques, coupants comme des lames de rasoir.

je sors du spot, mâché, refroidi et fatigué. La mer est dure, elle m'a expulsé, rejeté, dégage ! Les vagues puissantes m'ont soulevé comme un fétu de paille, je me suis fait catapulté, broyé, ridicule pantin accroché à ma poupée de polyester. Exit le rigolo en néoprène !

Au large, à quelques centaines de mètres, un petit chalutier trapu de la Cotinière croise sur les hauts-fonds.

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Esquisse sur format 20x30. Graphite.

17.01.2009

Éh! toi l'grand sec!

 Petite aquarelle en passant, puisque mon actualité surfastique brille par les toiles d’araignées qui s’accumulent sur mes planches..

Ce oiseau, je le vois souvent, en voiture, lorsque je vais surfer, mais également à chaque promenade digestive dominicale et autres flâneries qui me caractérise. En fait, a chaque fois que je le vois, c’est en voiture. Dès qu’il y a de l’eau, un fossé, des clercs, un fleuve. Parfois, je me prend pour Raymondo le grand observateur de Noiseaux, alors je m’arrête, et très doucement j’ouvre ma portière. J’use de milles ruses, dont celle du coyote affamé, car je suis un malin. Donc je sors de ma berline familiale, et là je n’observe rien, car tout le monde est parti. Des fois, la nature ça m’énerve…

Mais voilà qu’un jour, je vois notre quidam faire un posé d’assaut dans un fossé ! Je me dis, puisque je ne le vois plus, lui non plus !

Tel le sioux expérimenté je m’approche…Bingo ! Voilà notre volatile invisible en train de pêcher, là, à 10 mètres de moi. C’est un grand sec, comme moi, avec un grand nez…comme moi. Je ne sais pas pourquoi je l’aime bien.

Il plonge son long bec sans empressement mais fermement dans l’eau, et pique avec précision un petit poisson. L’eau glaciale ne semble pas l’affecter. Enfin il prend congé et décolle majestueusement vers une autre étendue d’eau. Waouh !

Alors voilà, je l’ai peint mon grand sec, juste avant qu’il attrape sa petite proie, et également en vol, au loin dans les herbes jaunes des marais.

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Comme je m’y connais en piaf, je pensais qu’il s’agissait d’un Héron blanc. Ben non, après 28 heures et 37 minutes de recherche au moins, j’ai découvert mon inconnue : L’Aigrette garzette, la plus répandue des aigrettes.. (merci internet).

Tac! Tac! badaboum ! Un lien pour découvrir la fiche technique de mon grand sec de 500 grammes : http://www.oiseaux.net/oiseaux/aigrette.garzette.html

A bientôt pour de nouvelles aventures !.

 

08.01.2009

Marine hivernale

Du carton récupéré sur une palette, du bois flotté, du pastel à l'huile. On mélange, on laisse mariner.. et on obtient une marine hivernale.

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Bateau de pêche avec sa cabine décentrée, Mornac sur Seudre. Carton, bois flotté,Pastel à l'huile, hiver 2004.

04.01.2009

Création éphémère

Petite création éphémère composée d'objets glanés sur la plage par ma petite femme et moi-même.

Bois flottés, cailloux, tuile, coquillages et clous rouillés.
Janvier 2009.

19.12.2008

Souvenir maritime

Il y a ce bateau, posé là dans le paysage, qui navigue dans les herbes jaunes depuis une éternité. Un bateau de travail de 8mètres, construit dans les années 30 par un petit chantier du coin comme il en existait à l’époque. Au loin l’océan lui tourne le dos, Oléron, Aix, le passé. Il est là, naviguant dans l’herbe jaune mais plus pour longtemps car quelqu’un l’a condamné au bûcher, planifié son élimination.
Et puis il y a ce gars qui passe de temps en temps sur la petite route en contrebas, celle qui longe le blockhauss. Mais aujourd’hui c’est différent, au lieu de surveiller la route et de jeter un œil sur l’océan, il regarde de l’autre côté. Il n’est pas sûr, mais il a cru voir un bateau, peut-être qu’il s’est trompé. Il fait demi-tour et découvre le condamné. C’est un choc, ce bateau n’est pas fait pour disparaître, il est fait pour lui, il le veut, il l’aura. Ce gars, c’est Yo.

Il rêve, il imagine, il planifie lui aussi, il agit.


Yo retrouve le propriétaire après d’incroyables investigations et récupère le navire à son nom. La voie est libre. Il faut constituer une équipe et les volontaires ne se bousculent pas. Au contraire, bon nombre tentent de le convaincre d’abandonner. Mais notre homme suit ses convictions et son instinct lui dicte de continuer.
Le navire ne peut pas être renfloué sur place et l’équipe constituée de 2 couples de « fous » doit se débrouiller avec les moyens du bord…


Arrive le jour où le rescapé doit migrer vers le site de rénovation. Je suis venu pour l’occasion renforcer l’équipe, nous sommes 3 hommes. Les badauds arrivent rapidement et forment un groupe de gens qui savent exactement ce qu’ils feraient s’ils n’avaient pas les mains dans les poches…
Nous disposons d’un gros cric de voiture, de palettes et d’un ingénieux système de poutres pour soulever le bateau et le faire glisser sur une remorque. Nous préparons le matériel pendant que Didier va chercher le tracteur.
Le voilà enfin qui arrive ! Il manœuvre avec aisance et place habilement la remorque devant la proue du bateau. La sanction est immédiate et malgré les efforts de réglages pour soulever l’avant de la remorque, nous devons élever le navire d’1 mètre !
Rapidement nous constatons que le cric est inefficace, nous nous dirigeons progressivement vers une impasse. Que faire ?


Parmi le groupe des badauds une personne silencieuse c’est éclipsée. Il s’agit d’un homme qui vit à proximité dans un mobile home entouré de bateaux, de matériel divers. Et voilà que notre inconnu revient avec un vieux cric en bois d’une cinquantaine de kg, exactement l’outil nécessaire pour la bonne continuation des évènements. Il s’avère que la providence a mis sur notre chemin un marginal expert en la matière. Immédiatement il se joint à nous et nous éclaire de son expérience. Peu bavard, le silence vient naturellement lorsqu’il prend la parole. Il parle toujours juste et rapidement nous comprenons qu’il est la clé de voûte du dispositif.


Nous parvenons à soulever le bâtiment malgré les craquements de protestation qu’il fait entendre. Immédiatement nous plaçons des palettes afin de le caler. C’est un moment critique, car il ne faut pas que la structure se vrille. En effet, le bois est sec et le navire pourrait se briser subitement.


Enfin le bateau arrive à une hauteur suffisante pour glisser sur la remorque, nous l’arrimons avec des câbles métalliques mais sa masse est trop importante pour le faire glisser. Notre sauveur repart silencieux vers son fief, nous l’entendons cisailler du métal et bientôt il revient armé de tubes d’acier coupés à la bonne largeur. Nous n’avons plus qu’à les glisser en dessous pour faire rouler le bateau.
Nous suivons le « rescapé » sur les routes sinueuses avant de le décharger après de nombreux rebondissements vers sa nouvelle demeure.

 

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Parce que dans la vie les rêves ne se réalisent pas toujours, le destin a voulu que ce soit son dernier voyage.
C’est sûr, les bons conseilleurs peuvent être satisfaits et dégainer leur : « Ch’te l’avait dit ! ». Moi je n’oublie pas qu’un homme a essayé, qu’il a agit parce qu’il y croyait, qu’il est allé jusqu’au bout de son idée.


Cette journée restera gravée dans ma mémoire. Ce qui était à l’époque un rêve est devenu aujourd’hui un superbe souvenir maritime…

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20x30 aquarelle et encre de chine.

 

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