27.02.2009
Encore un peu sur les cigognes ...
Je les aime bien nos grandes emplumées, alors je joue les prolongations . (Voir le post "logements sociaux"). Alors que je contemplais pour la 100è fois les chefs-d’œuvres de Gildas Flahault, « Mali sur les rives du Niger », j’ai retrouvé la piste de nos Africaines dans le pays Dogon.
Je cite l’auteur : « Le cri rauque des cigognes résonne dans la falaise et l’ombre gracieuse de leur vol glisse sur la roche rouge ».
Il y joint une traduction du mot cigogne en Dogon : Ogolo mouniou.
Je me plais à penser que certaines de nos cigognes sous haute tension reviennent de ces contrées lointaines et magiques. Allez savoir…

20:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cigognes, oléron, gildas flahault
26.02.2009
Nan !!! C’est pas vrai ! T’as loupé ça !!!

Rendez-vous avec Yann sur un parking, après le turbin, pour covoiturer vers notre île préférée. D'emblée la bonne humeur s'installe, on est sur la même longueur d'onde. Arrivée sur le spot, check, ça ferme un peu, mais ça mérite de se mettre à l'eau.
On a le soleil, on a les vagues, on ne va quand même pas bouder ça !
J'ai oublié mon leash, je me rabats sur un de secours, usé et trop petit. Je suis fâché avec eux en ce moment, j'ai dû manquer de respect envers un leash dans une autre vie...
Sur l’eau, je prend quelques vagues avec Yann. Mon cordon récalcitrant vient à chaque fois s’enrouler sous mon pied gauche, histoire de me rappeler : - « Toi mon p’tit bonhomme je ne te lâcherai pas ! ». Rapidement je boude les ondulations avec ma moue d’enfant gâté que je suis. Je préfère me payer une bonne tranche de rigolade avec mon compère. Le temps passe, le soleil plonge dans l’océan. Les vols longs courriers ont tracés d’immenses droites maintenant rétro-éclairées par l’effet du couchant.
Une petite gauche s’ouvre pour moi, hélas elle ferme trop vite…
Je regarde les autres se démener (nous somme 4), pour prendre des bouts parfois sympa. J’attends patiemment LA belle qui viendra me cueillir.
Lorsque qu’enfin je l’aperçois au loin, je suis le seul en place. Je rame sur une trentaine de mètres pour me placer. Ca y est Mr « Grosmalin » a trouvé LA vague de la session ! Je suis idéalement posté, je me retourne avec le calme et la sérénité de celui qui sait que ça va être bon.
Enfin je sens ma planche partir, j’arrête de ramer. J’attends que la vitesse soit suffisante pour me lever en douceur et profiter pleinement de LA vague. J’aime ce moment suspendu dans le temps. Mon surf ralenti, je nie l’évidence et me lève. Le pic me double, c’est fini. Je reste là, prostré.
J’entend : - NAN ! T’as pas loupé ça !!!! C’est Yann qui parle, le cri vient du cœur. Les 3 surfeurs sont là, devant moi, outrés.
Je n’ai pas envie de jouer le blues du looser. J’éclate de rire, eux aussi, l’ambiance est excellente.
Enfin comme pour me consoler, une jolie droite me raccompagne dans la pénombre.
Sur le parking, nous parlons encore et encore de…surf… Quoi d’autre ? Avec Yann-Vari, un breton qui chausse un superbe 9’3.
On est pas bien là ?

14:05 Publié dans sessions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : surf, oléron
17.02.2009
On aime.

On aime le froid, on aime la sensation des sinus qui gèlent et qui se dilatent derrière le front, on aime l’air intelligent que nous confère la cagoule. Alors dimanche matin pendant que les humains normaux sont sous la couette, nous les malades de la glisse on remet ça. Dans le coup et par ordre d’apparition sur le spot, il y a : Fred. En 2ème position, arrivée de Gérald et moi-même dans les stands. On ne change pas une équipe de bras cassés qui gagne !
-‘lut Fred,
-‘lut les gars.. J’viens d’aller voir, c’est bô !
- Nan, fait voir ?!
Nous voilà tout les 3 sur la dune.
-Rhaaaa ! Ouais c’est bô. Bon on y va ?
En m’approchant de la voiture, je prends mes clés avec ma nouvelle main en plastique. Tiens je crois que j’ai l’onglée. On se déshabille sur le parking désert, on rigole, genre blague de mecs...en rapport avec le froid, tout ça tout ça. Dans ma tête je me dit : « - mais qu’est ce que je fout là moi ? ».
Mais c’est vite oublié. On entre dans l’eau, plus chaude que l’air donc moins désagréable qu’il n’y parait.
Immédiatement Gérald affiche le tarif : « -aujourd’hui mes p’tits gars, je vais vous dégoutter ». Et ça marche.
Il enchaîne les allées et venues à un rythme déconcertant, nous reléguant au simple rôle de spectateur.
Enfin une vague m’offre ma première danse, une droite superbe. J’enchaîne de longues courbes, je suis à l’aise avec ma 7’3 époxy, bien sur mes appuis, c’est vraiment bon ! C’est ça le surf.
Plus tard, je trouve une gauche somptueuse, le goofy que je suis est comblé. Je sors au bout d’une heure, avec 3 vagues au compteur, c’est pas beaucoup, mais quel plaisir !
Fred se bat comme un diable, et sa persévérance est récompensée. Je le photographie sur une droite extra. Je lui prédis une belle saison.
On se retrouve tout les 3 sur le parking, ravis. Quand est-ce qu’on remet ça ?

Gérald a fait une belle session. En arrière plan, on apperçoit la dune massacrée.

Et pour finir, une petite aquarelle du cagoulé du jour... Le vainqueur, avec sa bonne tête se reconnaîtra... Peut-être.
08:47 Publié dans sessions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : surf, oléron


